S’il y a des raisons de participer, il y a aussi des raisons de ne pas participer à un Salon. Comme je vous l’ai précisé dans le précédent article, un salon, c’est un budget, un investissement en temps et une longue préparation.

1) Ne pas participer à un salon à cause des prix

Aujourd’hui, participer à un salon est un luxe, surtout à Paris. En province, cela reste encore abordable, mais ce n’est pas forcément intéressant pour votre offre, surtout si vous visez plutôt l’international ou le national… Bref, selon votre activité et votre offre, participer à un salon en province en tant qu’exposant n’a pas grand intérêt.

Pour les salons parisiens, le plus bas tarif sera autour de 400 € H.T pour une alvéole (1m2 environ qui correspond généralement à un mur de 1m de large avec une tablette, situé au fond du salon). Pour un stand de 10 à 20 mètres carrés, il vous faudra plutôt compter entre 8 000 et 12 000 € H.T selon la thématique de votre salon, son lieu, etc. Les 25 mètres carrés sur un salon renommé seront accessibles à partir de 40 000 euros.

Mais le stand ne représente qu’une partie du budget. Il vous faudra aussi prévoir au moins la fourniture de l’électricité sur le stand, l’accès à Internet, la customisation de votre stand, les repas de midi, les frais d’hôtel, etc…

Pour ma part, en 2013, après avoir réalisé mes petits calculs de retour sur investissement, j’ai diagnostiqué qu’il valait mieux organiser une porte ouverte dans nos locaux sur la même période (nos clients allaient au salon et pouvaient faire un “crochet” chez nous) pour le résultat obtenu sur le dernier salon. Avec cette formule, on faisait un gain en convivialité, proximité et personnalisation. Cette solution peut aussi s’alterner avec une participation au salon, une année sur 2 ou une année sur 3, si vous craignez de perdre votre visibilité.

Dans tous les cas, le prix des stands sur Paris est devenu inabordable et largement excessif. Mais le monopole de quelques sociétés n’aide pas à rendre sa raison à ce marché.

Les Salons : une annexe de Pôle Emploi

Eh oui, c’est la crise ! Beaucoup de français sont sur le carreau et cherchent tous les moyens pour se faire connaître et se démarquer. A défaut d’obtenir un rendez-vous après une candidature spontanée, les chercheurs d’emploi actifs viennent sur les salons à la rencontre d’employeurs potentiels. Il y a aussi les demandeurs d’emploi en train de créer leur boite qui viennent collecter des données et rechercher des partenaires.

Bien qu’il faille saluer leur initiative, ils ne sont malheureusement pas votre cible. Ils vous font aussi quelques fois rater un prospect qui vous voyant occuper à discuter poursuit son chemin…

Malheureusement, cette proportion de catégorie de visiteurs n’a cessé de croître au point que certains organisateurs ont fait le choix de rendre l’entrée payante et de distribuer les invitations gratuites par le biais des exposants uniquement.

Un salon, ça se prépare !

Comme je l’ai mentionné dans l’article précédent, un salon ne s’improvise pas. Une bonne organisation vous permet non seulement de créer l’événement sur le salon, mais en plus de répartir les frais sur l’année et d’entraîner votre équipe dans un projet qui aboutira le jour du salon.

Si vous vous décidez au dernier moment de participer à un salon, dites-vous que vous jetez l’argent par les fenêtres. Ne faites pas l’enfant et gérez votre frustration ! Il est plus responsable cette année d’aller visiter ce salon pour faire du repérage et “sentir” l’ambiance. Ensuite, vous pourrez vous inscrire pour la session suivante en ayant visualisé les meilleurs emplacements…

Voilà les principaux motifs qui peuvent vous convaincre de ne pas participer à un salon. Si vous pensez que j’en ai oublié, vous pouvez ajouter d’autres motifs en laissant un commentaire.