Pour le plagiat, cet été, ça a été le pompon ! Sans utiliser d’outil, uniquement en réalisant des requêtes du Google et Bing, j’ai découvert que mes articles étaient copiés purement et simplement, ou en grande partie dupliqué, visuels compris.

Comment lutter contre le plagiat en pratique ?

Histoire peu originale

Même si le site est totalement gratuit (je n’exploite pas les données) et la maintenance comme la rédaction des articles entièrement bénévoles, je n’ai pas la largesse d’esprit de laisser des heures passées à animer ce site, piétinées par des personnes (professionnelles – soi-disant – du marketing) sans réagir.

Cet article s’adresse donc à ceux qui manquent d’inspiration (pourtant le marketing est riche en thèmes et sujets), à ceux qui ont la flemme de prendre la plume, à ceux pour qui la filouterie est une culture et un état d’esprit, à ceux qui ne veulent pas payer, etc. Ce qui me désole surtout, c’est que ces personnes sont souvent celles qui un beau matin se sont improvisées webmarketeurs, webmasters, référenceurs et j’en passe. La preuve, c’est qu’elles confondent citation du texte (codification technique PHP) et citation de la source (avec, mais souvent sans lien hypertexte). A priori, ces personnes n’ont aucune connaissance en référencement et sur les conséquences du plagiat…

Quelques histoires vécues de pur plagiat

L’hiver dernier, c’est sur le site d’un nouveau créateur d’agence Web, Foxstudio (foxstudios.fr) que j’ai découvert que mon tutoriel concernant Filezilla était tout simplement repris, visuels compris ! Respectant les règles de l’Art, j’ai contacté le propriétaire du site (un certain Kevin T.) qui a justifié son acte en mentionnant qu’il m’avait cité. Il ne retirerait donc pas mon article de son site. Grrrrrrrrrrrrrr ! Il a fallu l’intervention de Google pour rappeler à ce monsieur les règles en la matière. Complétement de mauvaise foi, il m’a adressé le jour même un mail pour me signifier qu’il fermait son agence et reprenait un emploi salarié. Culpabiliser la victime, c’est vieux comme le monde…

Autre expérience parmi tant d’autres : une rédactrice SEO parisienne qui m’a repproché de ne pas être aimable dans mes écrits (je lui signalais sa fraude et lui demandais de retirer la publication sous 24h). Je rêve ! Ce jour-là, j’ai eu de la compassion pour les Pervenches et gendarmes de la route.

Et si cela vous arrive…

La procédure exige que vous contactiez d’abord le propriétaire du site où est publié le plagiat, puis son hébergeur. Généralement, les directeurs de publication honnêtes réagissent immédiatement et s’excusent. Dans le cas contraire, passez directement au signalement auprès de Google et Bing, en même temps que celui à l’hébergeur (qui vous enverra 15 jours plus tard une fiche de signalement à remplir).

Les moteurs de recherche, eux, agissent très vite. En général, l’affaire est réglée en 48 heures, si vous remplissez correctement le formulaire en ligne. Vous pouvez consulter cette notice de Google pour savoir comment vous y prendre.

Ce que risque le plagieur

La violation des droits d’auteurs est constitutive du délit de contrefaçon punie d’une peine de 152449,00 euros d’amende et de 2 ans d’emprisonnement (CPI, articles L. 335-1 et suivant). Des peines complémentaires (fermeture d’établissement, confiscation, affichage de la décision judiciaire) peuvent en outre être prononcées.

Les autres méthodes

L’agence Axenet a une stratégie claire sur la protection de ses contenus et j’invite ceux qui font l’effort de créer des articles à s’en inspirer. Elle est récapitulée dans leurs mentions légales. Maintenant, il reste à prouver que cela fonctionne…